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Refus de travail à
Sarnia Environ 40 minutes plus tard, 14 cadres sont sur place et le pont est rouvert. À 12 h 30, le directeur remet une lettre à tous les agent-e-s leur signalant qu’il n’y aurait pas d’enquête sur la santé et la sécurité et les sommant tous de retourner au travail en les menaçant de sanctions possibles : « Votre refus prolongé de vous présenter au travail sera considéré comme étant une absence non autorisée et vous ne serez pas payé pour le reste de votre quart de travail. De plus, des mesures disciplinaires pourraient être prises, ce qui pourrait se traduire par une sanction pécuniaire ». La lettre ne fait aucunement mention de la question de l’avis de surveillance d’individu armé et dangereux. Bien que la plupart des agent-e-s aient envisagé la possibilité de défier l’ordonnance de retour au travail, ils ont décidé à l’unanimité de retourner au travail et d’attendre les conseils d’un avocat, le 16 janvier, parce qu’à la suite de cet incident, ils n’accepteront plus d’être intimidés aussi facilement par un employeur corrompu. À 12 h 35, l’ordonnance de retour au travail fait maintenant l’objet d’un grief et d’une consultation engagée avant le grief. Le surintendant informe les agent-e-s que l’avis de surveillance d’individu armé et dangereux avait été émis « par erreur et qu’il n’est dorénavant plus en vigueur ». Le plaignant a exprimé son profond dégoût, affirme que la CEUDA communiquera immédiatement avec les médias. L’avis de surveillance d’individu armé et dangereux est soudainement réémis, cette fois accompagné de l’avertissement suivant : « rien ne confirme que le sujet se dirige effectivement vers le Canada ». Emploi Canada n’a pas du tout été mêlé à cette histoire. Toutes les ordonnances de retour au travail et les menaces ont été faites par l’administration centrale de l’ASFC. Tous les gestionnaires du poste de Sarnia se refusent à tout commentaire, renvoyant plutôt les questions qui leur sont posées au directeur. |