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La CRTFP confirme
les plaintes allégeant l'intervention de l'employeur dans la
représentation en santé et sécurité
13 JAN
Victoire
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Dans la cause
John King et Emerson Waugh c. Agence des
douanes et du revenu du Canada (13 janvier 2005), la Commission des
relations de travail dans la fonction publique [CRTFP] a jugé qu’une
Agence du gouvernement a enfreint la Loi sur les relations de travail
dans la fonction publique et le Code canadien du travail
lorsqu’elle a imposé des mesures disciplinaires à deux employés qui ont
refusé d’obéir à une directive de détruire un document établissant de
prétendus dangers à la santé et la sécurité en milieu de travail.
Droit et orientations
La cause
découle de l’envoi anonyme aux plaignants d’une feuille de calcul
électronique intitulée « Rapport sommaire d’incident critique ». Les
plaignants ont cherché à discuter du Rapport sommaire à une réunion du
Comité de santé et sécurité au travail, mais l’Agence a insisté pour que
le document soit détruit, prétendant que le rapport comprenait de
l’information confidentielle. Lorsque les plaignants ont refusé à maintes
reprises d’obéir aux ordres, l’Agence a imposé une suspension d’une
journée, puis une suspension de dix jours, pour insubordination. La CRTFP
a jugé que les actions de l’employeur violait le paragraphe 8(1) de la
Loi sur les relations de travail dans la fonction publique qui
interdit aux employeurs d’intervenir dans la représentation des employées
et des employés par un syndicat. La CRTFP a jugé qu’en ordonnant aux
plaignants de détruire le Rapport sommaire, l’Agence avait cherché à les
empêcher de discuter du port d’armes par les inspectrices et les
inspecteurs des douanes qui, par la suite, auraient droit à la parité
salariale avec les agentes et agents de police. J. W. Potter a de plus
jugé que l’Agence avait violé l’article 147 du Code canadien du travail,
car selon les dispositions du Code, il est interdit à un employeur
d’imposer des mesures disciplinaires à une employée ou un employé parce
qu’elle ou il a cherché à faire respecter les dispositions de santé et
sécurité du Code. En définitive, on a ordonné à l’Agence de
dédommager intégralement les plaignants. |