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Déclarations des députés dans
la chambre
Adam Angel M. Jim Abbott (Kootenay—Columbia, PCC): Monsieur le Président, je prends la parole aujourd'hui pour rendre un hommage posthume au douanier Adam Angel, de Kootenay--Columbia, qui a tragiquement perdu la vie le 17 octobre 2004 pendant qu'il travaillait seul au port de Roosville. Il a été trouvé en détresse au milieu de la nuit et, en dépit des efforts déployés pour l'aider, le personnel d'urgence a constaté son décès peu après son arrivée sur les lieux. Il est impératif d'assurer à tout moment la sécurité des douaniers qui protègent les frontières canadiennes. Chaque jour, nous sommes mis au fait des dangers auxquels sont confrontés nos travailleurs de première ligne. Ils évoluent dans des conditions extrêmement dangereuses et ils risquent leur vie pour protéger la nôtre. Je suis fier de dire que le nouveau gouvernement du Canada a pris des mesures pour renforcer la sécurité aux frontières. Ainsi, nous investirons 101 millions de dollars au cours des deux prochaines années pour armer tous les douaniers et leur offrir l'entraînement dont ils ont besoin, ainsi que pour faire en sorte que plus personne ne travaille en solitaire comme M. Angel. Nous croyons en des frontières sûres et efficaces, et nous remercions ces hommes et ces femmes pour leur courage, leur bravoure et leur travail acharné dans le but de protéger nos collectivités.
Les agents des services frontaliers M. Brian Masse (Windsor-Ouest, NPD): Monsieur le Président, hier, devant la Chambre, le député libéral de Scarborough—Rouge River a tenu des propos qui ont semé la consternation. Il a traité les braves hommes et les braves femmes qui gardent nos frontières de « mauviettes ». Les propos injurieux de ce député montrent qu'il ignore le fait que 17 % de ces travailleurs sont soit des anciens combattants, soit d'anciens policiers. Ils ont défendu notre pays, protégé nos populations et gardé nos frontières. Ils continuent aujourd'hui de risquer leur vie chaque jour pour appliquer les lois de notre pays. Qu'un député faisant partie de ceux qui adoptent les lois dénigre ceux qui sont chargés de les appliquer et leur manque de respect constitue une honte et une disgrâce pour la Chambre. Il doit présenter ses excuses et admettre qu'il avait tort. Et puisqu'il a répété ses paroles, on peut sérieusement se demander s'il comprend que nous manquons de gardes-frontières et que ceux-ci ne sont pas armés. Nous avons besoin de recruter davantage et d'offrir davantage de formation dès maintenant. Nous ne pouvons pas nous contenter d'un plan intérimaire. Il nous faut une solution à long terme. Ce délai de 10 ans n'a pas de sens. La direction du Parti libéral et le député doivent présenter leurs excuses non seulement pour cette attaque qui dépasse toutes les bornes, mais également pour la négligence et l'inaction de leur gouvernement dans ce dossier.
Les agents des services frontaliers M. Russ Hiebert (Surrey-Sud—White Rock—Cloverdale, PCC): Monsieur le Président, le député de Scarborough—Rouge River a, pendant la période des questions orales d'hier, condamné le moyen de pression utilisé par des agents des services frontaliers dans ma circonscription, et il les a qualifiés de mauviettes. Ses propos sont terriblement offensants pour ces braves hommes et femmes des services frontaliers qui s'exposent souvent à des risques pour leur sécurité personnelle afin d'assurer la sécurité nationale du Canada. Nos agents des services frontaliers ne sont atteints d'aucune forme de lâcheté. Ils saisissent chaque année plus d'un millier d'armes à feu, soit trois armes par jour en moyenne, et ils le font sans être eux-mêmes armés, à cause de la négligence du gouvernement libéral précédent. Le nouveau gouvernement conservateur du Canada affectera 101 millions de dollars de plus pour remédier à cet état de chose. Nous allons former et armer nos agents et éliminer les situations où ils doivent travailler seuls. Le député devrait avoir honte. J'espère qu'il trouvera en lui-même le courage de présenter des excuses à nos agents de première ligne.
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